samedi 25 août 2012

Van Gogh de près

Theo, je ne suis pas un paysagiste. Quand je peindrai des paysages,
ceux-ci "sentiront" toujours la figure. Vincent V.G.


Je préfère peindre les yeux des hommes que les cathédrales, car dans les yeux, il y a quelque chose qu’il n’y a pas dans les cathédrales, même si elles sont majestueuses et qu’elles en imposent, l’âme d’un homme, même si c’est un pauvre gueux ou une fille de rue, est plus intéressante à mes yeux.(...). Vincent Van Gogh, Anvers, novembre 1885



Nous avions une heure avant notre tour pour visiter l'expo Van Gogh au Musée des Beaux-Arts à Ottawa, alors nous sommes entrés dans une salle de la collection permanente. Laquelle ? La salle de Marcel Duchamp. Oh, la surprise ! Par hasard à la librairie Le Port de tête je m'étais procuré un livre sur Marcel Duchamp. Sur la couverture La Fontaine (urinoir)  et surtout L'Egouttoir a 
bouteilles, qu'on disait introuvable. 



Je la voyais là, dans la salle du Musée des Beaux-Arts du Canada. Mystère ! Puis vint notre tour tant attendu pour pénétrer dans l'expo. Toujours avec émotion, qles oeuvres de ce peintre à fleur de peau nous bouleversent. La beauté le trouble. La beauté le rend fou. Il nous transmet le frémissement du vent dans l'herbe. Les couleurs de Van Gogh ne sont jamais dissonantes. Ce sont les lignes, les formes qui le sont, et comment il n'y a plus de limites chez lui pour faire pénétrer l'herbe dans le ciel et le ciel dans l'herbe. Devant les branches noueuses de L'Amandier en fleurs je crie en dedans de moi "Au secours  beauté. Ne m'abandonne pas". La beauté rend fou. Le bonheur rend fou, le plaisir rend fou. Tant d'excessivité et de raffinement dans sa peinture. Le raffinement des estampes japonaises auxquelles le musée a consacré une salle ou les photographies de la nature du XIXe siècle .

Vincent V.G

Jean-François Millet












Vincent puisait son inspiration chez Delacroix et Millet plutôt que chez les impressionnistes, ou dans le symbolisme de Gauguin. "Comment peindre des oliviers sans les avoir jamais vus", disait-il. Il lisait et appréciait le réalisme d'Emile Zola.
Les oliviers de V.H.








Sur la route du retour vers Montréal, je continuais à voir du Van Gogh dans les herbes hautes du mois d'août.












1 commentaire:

  1. Tu as raison : j'ai eu la même impression, hier... Alors que je conduisais et que je regardais la végétation de part et d'autre de la route, les touches si diverses et si particulières de Van Gogh se superposaient au paysage où je retrouvais ses couleurs en cette fin d'été québécois, pourtant bien loin de la nature autour d'Arles...

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