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vendredi 22 avril 2022

Les Olympiades de Jacques Audiard



La semaine dernière, nous avons vu les Olympiades de Jacques Audiard. Hejer m'informe que c’est le surnom du quartier du 13e arrondissement à Paris. Comment esquisser les relations amoureuses des jeunes d’aujourd’hui ? Ces jeunes qui ont dépassé les différences raciales. Il y est question de sexe, d’amour, de relations humaines, de jalousie. Pas de couleur de peau. Le cinéaste évoque subtilement les communautés chinoises, la communauté africaine, le quartier du 13e. Mais il ne filme pas le quartier de manière frontale. Il l’évoque, le suggère. Filmant le détail pour le tout. D’où sa poésie. Plus proche d’un Louis Malle que d’un Truffaut. Et pourtant, il rejette les comparaisons à la Nouvelle vague me dit Hejer. Les deux actrices principales sont remarquables : Noémie Merlant, brillante dans son rôle de peintre dans le film Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, on la retrouve ici dans le rôle d’une jeune femme féministe qui vit mal sa sexualité et Lucie Zhang, émouvante, qui a reçu le César du meilleur espoir féminin cette année. Un nouvel acteur se démarque aussi c'est Makita Samba, qui tient le rôle principal masculin. 
Un film à voir pour comprendre la société française d’aujourd’hui. Une nouvelle génération issue des luttes antérieures pour l’émancipation des femmes et des hommes.














 

mercredi 13 avril 2022

Journal de cinéphile



DRIVE MY CAR de Ryusuke Hamaguchi 


11 février 

Avec l’ouverture des salles de cinéma, on s’est ruées mon amie Hejer et moi dans un film de Ryusuke Hamaguchi qui est une adaptation de la nouvelle du même nom de l’écrivain Haruki Murakami parue dans le recueil Des hommes sans femmes. Un régal de 3 heures. Réflexion sur le jeu de l’acteur, sur les œuvres de Beckett et de Tchekov, critique du Japon, etc.. si riche et profonde réflexion sur les relations amoureuses et de filiation. À voir absolument !


 LICORICE PIZZA de Paul Thomas Anderson


13 février

Pour assouvir notre soif du cinéma sur grand écran, le deuxième film vu est Licorice Pizza de Paul Thomas Anderson avec l'actrice Alana Haim, sacrée meilleure actrice aux Golden Globes 2022. Le casting de la famille d'Alana est sa propre famille. Une comédie dramatique qui critique la société américaine des années 70, les idées reçues, les relations amoureuses, la société de consommation, tout cela sur un ton léger. Réjouissante sortie de Valentin.



L'ÉVÉNEMENT d' Audrey Diwan


9 mars 

Hier, après une journée fort chargée, nous avons clôturé la journée du 8 mars au cinéma pour voir le film féministe L'Événement d' Audrey Diwan, à partir du roman d'Annie Ernaux. Le film raconte le chemin ardu d'une jeune adolescente dans les années soixante qui ne peut être maitre de son corps et choisit d'avorter clandestinement. C'est tellement fort ! Si bien filmé et joué par Anamaria Vartolomei. Pour comble d'émotion, des cris s'élèvent de la salle. Une spectatrice s'était évanouie dans la petite salle du cinéma Moderne. Heureusement elle a repris ses esprits et nous avons pu continuer le visionnement. À voir absolument ! 


 
OUISTREHAM d'Emmanuel Carrère


5 avril 

Vu la semaine dernière le film Ouistreham d'Emmanuel Carrère qui met en scène Juliette Binoche dans le rôle d'une écrivaine qui s'immisce dans le milieu des femmes de ménage afin d'enquêter et d'écrire son livre. À part son personnage, tous les autres rôles sont tenus par des non professionnels qui jouent leur propre rôle. Le film est adapté du récit Le Quai de Ouistreham de Florence Aubenas. Je le recommande !


lundi 22 février 2021

Nahla, un film de Farouk Beloufa (1979)

Yasmine Khat et Ziad Rahbani

Il y a des films qui passent inaperçus, ou que nous avons ratés pour une raison ou une autre et qu’il est difficile de voir ou revoir. Tel est le cas de Nahla, de Farouk Beloufa, cinéaste algérien, qui nous a quittés en 2018. Mon amie cinéaste Hejer Charf m'a prêté le Dvd, et je peux enfin le voir 42 ans après sa sortie sur les écrans. Le film porte sur la guerre civile au Liban alors qu’elle venait juste de commencer depuis quatre ans. Le film rassemble des actrices et des acteurs professionnels et non professionnels. L'actrice Yasmine Khlat (aujourd’hui devenue écrivaine) joue le personnage de Nahla, son premier rôle au cinéma. Elle incarne une chanteuse qui craint de perdre sa voix en même temps que sa santé mentale. Le personnage de Maha, journaliste recherchiste sur le film, est joué par Lina Tebbara, qui joue en fait son propre rôle. C’est le personnage féministe du film. Le musicien Ziad Rahbani  compose la chanson thème de Nalha. Larbi, (Youssef Saiah) le photographe-journaliste algérien fait un reportage sur le tournage du film de même qu’un reportage sur la guerre. Bien que son regard soit extérieur, il est algérien comme le cinéaste, il est le double du cinéaste si on veut, il va prendre délibérément le parti de la gauche libanaise qui défend la cause palestinienne. Il se range du côté de Maha qui ne craint pas de poser les questions brûlantes de l’époque. Nous découvrons les camps des réfugiés palestiniens avec Hind, l’activiste palestinienne, (Nabila Zitouni). La caméra quitte le plateau de tournage du film, qui devient documentaire. Elle descend dans la rue, nous fait revire le Beyrouth à la fin des années 70. La rue Hamra et ses embouteillages, les klaxons des taxis, les vieilles Mercedes de l’époque. Quand elle pénètre dans le camp palestinien, une femme paysanne comme la gardienne du temple est assise à l’entrée. Elle leur dit : Ahlan tfadalo, bienvenue, entrez. Farouk Beloufa joue avec le réel. Larbi, le photographe répète les phrases, il se les remémore. Le spectateur fait le reportage avec lui. Il enregistre. On entend la bande son. Et toujours la voix de la chanteuse le long du film. Des extraits de Kissinger avec Anwar Sadate. Les bruits des rues, la voix du mendiant, les jeunes gens qui draguent. Tout un hors-champ qui fait de ce film précurseur des films documentaires-fictions. C’est la cinéaste Moufida Tlatli qui a monté le film. Elle aussi vient de nous quitter. Un film qui nous habite longtemps, comme Beyrouth et notre mémoire de la guerre. C’est grâce à la cinéaste libanaise Jocelyn Saab (elle aussi nous a quittés en 2019) qui a introduit Beloufa au Liban.

(Voilà je retourne le DVD à Hejer qui l'attend avec impatience)

Nahla en Dvd : Les mutins de Pangée. Durée du film : 109 min. 1979 Durée des compléments : 55 minutes Le silence du Sphinx (2010 - 13 min) Un court-métrage de Farouk Beloufa Un récit déroutant où se mèlent simulacre du réel et vraisemblance de la fiction. Reportage sur le tournage de Nahla réalisé par Jocelyne Saab (1979 - 27 min) Entretien avec Farouk Beloufa - (2015 - 12mn)

vendredi 16 novembre 2018

24 Frames de Kiarostami




Dans 24 frames Kiarostami fait parler le vent, le mouvement des arbres en réponse au vent. Il fait dialoguer ce qui ne « parle » pas. Il nous dit que le regard entend la vie dans l’eau, les vagues, la chute des neiges et de la pluie. Que la contemplation silencieuse de cinq minutes chaque plan-vivant est une richesse philosophique que les cinéphiles les plus exigeants ou les spectateurs/trices les plus sensibles pourront recevoir. Accueillir ce témoignage posthume, est son chant le plus beau. Que ce soit un troupeau de vaches qui traversent une plage laissant une seule des leur endormie, ou entêtée, ne voulant avancer, et qui reste immobile malgré la menace de la marée haute qui risque de l’engloutir. Ou du rossignol qui pousse son cri strident, avertissant, telle Cassandre, une catastrophe imminente, celle du son des scies, hors champs qui s’activent … le rossignol est perché sur un amas de troncs d’arbres coupés, et le son de la scie , hors champ, continue son œuvre, et tombent un arbre, et puis un autre et puis un troisième. Le plan fixe choisi par la caméra de Kiarostami, est là pour assister au malheur de l’oiseau qui à la chute du dernier arbre, prend son envol et quitte la terre. Le générique final va dévoiler la quantité d’effets visuels utilisés. L’équipe importante des graphistes qui ont œuvré à la réalisation du film dévoilent que ce qui ne semblait que l’effet du hasard n’était en réalité qu’un grand travail de mise en scène et de trucage, pour transmettre le message de Kiarostami et son plaidoyer envers le monde du vivant, de la faune et de la flore, en détresse, de l’inaudible et de l’invisible. Un magnifique adieu.


On peut encore voir le film aux dates suivantes au nouveau Cinéma Moderne :
https://www.cinemamoderne.com/films/details/24-frames/

dimanche 7 octobre 2018

Le Livre d'image de JLG






Le Livre d'image de Jean-Luc Godard. Une fresque testamentaire qui mêle autobiographie et histoire du cinéma. Un maelström poétique d'images entrecoupées d'explosions qui imposent le silence. C'est exactement cela que nous vivions pendant la guerre. Une explosion qui arrête brutalement tout discours.  (Je réfléchis encore combien la douleur de Godard envers l'injustice rendue au monde arabe est vive dans son film). Et la parole reprend : la voix de JLG, fatiguée. Film théorique. C'est son Théorema. Un hommage au cinéma de Dziga Vertov. Une leçon de montage. Et surtout une forte dénonciation de l'Occident." Sous le regard de l'occident" vient ponctuer la toile. Parce que c'est une peinture dénonciatrice qui prend des tons bibliques : le Livre. C'est le livre des trois grandes religions aux mains tachées de sang. Chaque images, ou segment de film, est chargé de sens et renvoie, fait écho, dans l'esprit du spectateur à de multiples autres
références, et cela à l'infini. Si infini il y a. Le livre c'est l'Esprit des lois de Montesquieu, c'est l'esprit d'une image, ou bien encore l'âme d'une image. Une réflexion sur la mort, Le mouvement et l'absence de mouvement. Une théorisation extrême, une poétisation extrême, barthésienne. Une abstraction. Loin de toute fiction. Un documentaire extrême. 

mercredi 7 décembre 2016

Moonlight, sous l'éclairage de la nuit




Depuis que j’ai vu le dernier film de Barry Jenkins,  Moonlight je suis hantée, par sa beauté, par la cruauté de la condition des Noirs américains, et par les circonstances dans lesquelles les enfants du sud des États-Unis vivent. Ils subissent une condition sociale misérable, faite de familles disloquées et dysfonctionnelles. La mère (Noami Harris) se prostitue et se drogue, le père est absent.
On assiste aux trois étapes de la vie de l'enfant. Il n’aura que des surnoms : Little, Black, … alors qu'il se nomme Chiron. Filmé admirablement et joué par les acteurs remarquables : Alex R. Hibbert (Chiron enfant), Ashton Sanders (Chiron adolescent), Trevante Rhodes (Chiron adulte), Mahershala Ali (le rôle de son père spirituel), Andre Holland (Kevin, l’ami intime)
De l’enfance à l’adolescence, l’identité de Chiron peinera à se former, coincée par les intolérables harcèlements à l'école, les insultes, moqueries, humiliations ou utilisation des surnoms. Comment transformer un être sensible en monstre ? Comment parvenir à accepter son homosexualité ?
La narration de Moonlight n’est ni linéaire ni ennuyeuse comme dans la grande majorité des films américains. C’est un film d’auteur qui marque le cinéma par sa forme poétique. 
Des longs plans séquences, des balayages en cercle, des gros plans, ou une caméra à l’épaule, tous les éléments participent au rythme du film. Et comment ne pas parler de la bande son : les silences à travers les regards, les chansons choisies pour faire des clins d’oeil à Almodovar et à tant d’autres cinéastes. Les cinéphiles vont se régaler. Je ne connaissais pas le réalisateur Barry Jenkins mais j’ai, à présent, le goût de découvrir son film précédent Medecine for Melancholy (2008).
Le coup de coeur de fin d'année 2016.


Moonlight, de Berry Jenkins, 2016


vendredi 20 mai 2016

Le documentaire Autour de Maïr de Hejer Charf à l'affiche à Paris le 8 juin 2016


SUPPLÉMENTAIRES : 
AUTOUR DE MAÏR  de Hejer Charf au ciné St-André des Arts :

- samedi 25 juin à 12h50
- mardi 28 juin à 13h (suivie d'un débat avec Hejer Charf et ses invités )
- vendredi 1er juillet à 20h30 (suivie d'un débat avec Hejer Charf et Wassyla Tamzali)
- mardi 5 juillet à 13h (suivie d'un débat avec Hejer et ses invités )



Le documentaire Autour de Maïr de Hejer Charf sera à l’affiche au cinéma Saint-André des Arts à Paris le 8 juin 2016.


La première du film sera présentée par Josyane Savigneau, journaliste au Monde et membre du jury du prix Femina.

Musique par Anne Sylvestre


Scéances : du 8 juin au 22 juin 2016, tous les jours à 13h sauf le mardi et les mardis 28 juin et 5 juillet à 13h. Projections en présence de la réalisatrice et ses invité(e)s.


Événements autour du film
Nadja Productions, avec la collaboration de la Délégation du Québec à Paris, organise deux rencontres sur l'écriture francophone au féminin:

- Débat entre écrivaines québecoises et françaises à la Bibliothèque Gaston Miron, à La Sorbonne Nouvelle, le jeudi 2 juin 2016 à 18h. Invitées : Denise Desaultels, Wassyla Tamzali, Audrey Lasserre et Madeleine Monette.

-Rencontre avec des poètes québécoises à La librairie du Québec à Paris, le samedi 11 juin 2016 à 17h. Invitées : Marie Bélisle, Nora Atalla, Nadine Ltaif et une autre invitée à confirmer.



À propos du film Autour de Maïr
Cofondatrice et première directrice de l’Institut Simone de Beauvoir ( Montréal 1978 ), Maïr Verthuy a ouvert la voie pour que les écrits des femmes soient enseignés à l’université, publiés, lus, traduits. Pendant longtemps, la littérature des femmes a été confinée au privé, au ménager, aux correspondances. L’on prétendait qu’elles ne savaient écrire que des lettres et tenir des journaux intimes.
Autour de Maïr, accompagnées des chansons d’Anne Sylvestre, des féministes, des poètes, des professeures, des écrivaines québécoises, françaises, disent le long et ardu chemin de l’écriture au féminin vers la reconnaissance. Interviennent dans le documentaire, entre autres: Madeleine Gagnon, Jeanne Hyvrard, Wassyla Tamzali, Liliane Kandel, la regrettée Hélène Monette, Martine Delvaux qui évoque la mémoire de Nelly Arcan.
« J’accédais à la littérature en parfaite sauvage.» Jeanne Hyvrard

À propos de la réalisatrice
Hejer Charf est réalisatrice et productrice canadienne d’origine tunisienne. Elle a réalisé plusieurs courts et moyens métrages,
des documentaires et des installations visuelles. Son long métrage,
LES PASSEURS a reçu le Sceau de la Paix de la ville de Florence, Italie. Elle a produit VICTORIA, une fiction écrite, réalisée
et interprétée par Anna Karina. Elle a produit les concerts d’Anna Karina et Philippe Katerine au Québec.






mercredi 28 octobre 2015

Autour de Mair de Hejer Charf au Festival Internationale di Cinema e Donne



Bande annonce 

Le documentaire Autour de Maïr de Hejer Charf est sélectionné au 37e Festival Internationale di Cinema e Donne à Florence en Italie (5-10 novembre 2015). Hejer avait été récompensée en 2003 pour son film Les Passeurs ( Sceau de la Paix de la ville de Florence ). Cérémonie mémorable au Palazzo Vecchio à laquelle j'avais assisté. Hejer et moi serons présentes pour cette projection.

mardi 20 octobre 2015

Right Now, Wrong Then, un film de Hong Sang-Soo




L'histoire est filmée deux fois. La première fois, elle est narrée. La seconde, seulement filmée . Les acteurs rejouent les mêmes scènes. Mais pas tout à fait de la même manière. Le scénario diffère légèrement . Le spectateur attentif verra que les rôles sont inversés.  Ceux qu'on prenait pour des menteurs sont dans la deuxième version des honnêtes gens.  La vérité et le mensonge sont questionnés. Comme sont mêlées la fiction et la réalité. Est-ce la première partie, celle qui est narrée, qui est la véritable version , telle que vécue  par le cinéaste ? Ou bien serait-ce la seconde  : le film final montré aux spectateurs ?  Et de quel cinéaste parle-t-on ? Qui dit "je" ? Qui est le narrateur, sinon le personnage fictif mis en scène. Comme dans un roman, quand on questionne la part autobiographique de l'auteur. Où commence la fiction ? Ou bien la réalité n'existe tout simplement jamais, ni dans le roman ni dans le film. 

Je ne connaissais pas Hong Sang-Soo, et c'est dommage, car à présent, je souhaite voir tous ses films . Il y a chez ce cinéaste une qualité de la présence aux choses. Il est à l'écoute du non -dit et de l'invisible. Non pas pour expliquer mais pour créer une tension. Là où il y a très peu de choses qui se passent, la trame narrative se faufile. Elle est d'ailleurs très simple. Un cinéaste arrive un jour trop tôt à la projection-débat de son film dans une ville de la Corée du Sud. Il rencontre dans un temple une jeune fille.  Est-ce pour tromper l'ennui qu'il tombe amoureux ? Ou bien est-ce parce qu'il profondément ennuyé qu'il joue à l'amoureux ? Parce qu'on est en présence de deux versions, aucune des deux ne sera la véritable. Et je ne crois pas que Hong Sang-Soo voulait que l'une des deux le soit. 
Le mal de vivre est ce que l'on ressent. Le spectateur ne fait que partager avec les personnages du film cette sensation du mal de vivre transmis par le cinéaste. 


Right Now, Wrong Then
Un film de Hong Sang-Soo
Léopard d'or au Festival de Locarno 2015
Jung Jae-Young, Prix du meilleur acteur.

vendredi 18 septembre 2015

Listen to me Marlon


When in disgrace with fortune and men's eyes
I all alone beweep my outcast state,
And trouble deaf heaven with my bootless cries,
And look upon myself, and curse my fate

Shakespeare, Sonnet XXIX 

Mon frère cadet aimait à réciter ce poème ! Et j'ai pu l'entendre souvent dans ma jeunesse. Dans le documentaire Listen to me Marlon de Stevan Riley, le visage de Marlon Brando émerge tel un fantôme shakespearien en murmurant ces vers sur un écran numérisé. Le film fait un montage des enregistrements sonores de son journal intime et des archives de ses films. Il est d'une extrême difficulté de réaliser un documentaire sur un personnage célèbre en le recréant d'une manière originale. Éclairant ses parts d'ombre et se refermant sur le mystère de son destin. On y découvre entre autres un Marlon engagé pour la cause des Noirs aux États-Unis ou pour la cause des Indiens d'Amérique. Elle n'est pas loin dans ma mémoire l'émission où Brando, habillé en vêtement amérindien, discourt sur la condition des premiers peuples des Amériques en prenant leur défense. On saura dans ce document l'origine de sa révolte.

Listen to me Marlon, de Stevan Riley, 95 min au Cinéma du Parc.

jeudi 20 août 2015

AUTOUR DE MAÏR de Hejer Charf au Festival des Films du Monde de Montréal 2015

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
18 août 2015

AUTOUR DE MAÏR de Hejer Charf 
au Festival des Films du Monde de Montréal 2015


                                        

Maïr Verthuy, cofondatrice de l'Institut Simone de Beauvoir (Montréal)


Le documentaire québécois AUTOUR DE MAÏR, réalisé et produit par Hejer Charf est sélectionné dans la section Documentaires du monde, au 39e Festival des Films du Monde de Montréal qui aura lieu du 27 août au 7 septembre 2015. Le film sera projeté, en première mondiale, le samedi 5 septembre à 18h30 et le dimanche 6 septembre à 12h00 (midi) au cinéma Quartier Latin, 350 rue Émery, Montréal.


SYNOPSIS 
Pendant longtemps, la littérature des femmes a été confinée au privé, au ménager, aux correspondances. L’on prétendait qu’elles ne savaient écrire que des lettres et tenir des journaux intimes.  Cofondatrice et première directrice de l’Institut Simone de Beauvoir (Université Concordia, Montréal 1978), Maïr Verthuy a ouvert la voie pour que les écrits des femmes soient publiés, lus, enseignés, traduits.
Autour de Maïr, accompagnées des chansons d’Anne Sylvestre, des féministes, des poètes, des professeures, des écrivaines québécoises, françaises, disent le long et ardu chemin de l’écriture au féminin vers la reconnaissance.
Interviennent dans le documentaire, entre autres: Hélène Monette, Madeleine Gagnon, Jeanne Hyvrard, Gloria Escomel, Liliane Kandel, Wassyla Tamzali, Benoîte Groult, … Martine Delvaux qui évoque la mémoire de Nelly Arcan.
« J’accédais à la littérature en parfaite sauvage. » Jeanne Hyvrard


Contact : Nadine Ltaif

                            
                                                                                                                                                                                     
      



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jeudi 29 août 2013

Salles obscures disparues


À l'enseigne de la Sainte-Catherine

L'exposition photographique de Gabor Szilasi À l'enseigne de la Sainte-Catherine nous rappelle que toutes les salles du 7e art que nous aimions fréquenter ont disparu. Que dire alors du cinéma d'art et d'essai ! Le cinéma a besoin de lieux, d'espaces voués à la culture et à l'échange. 
Au coin des rues Clark et Sainte-Catherine Ouest vous pouvez voir jusqu'au 29 septembre 2013 les photographies du passé de la rue Sainte-Catherine.