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lundi 6 décembre 2021

La revue numérique multilingue Mïtra, Vol. 5, automne 2021


La revue numérique multilingue Mïtra, Vol. 5, automne 2021 vient de paraître.

Avec la participation de :

Ashekman 
Martine Audet 
Marie Joe Ayoub 
Hichem Ben Ammar 
François Blais 
Silvia Bonavero 
Sophie El Assaad 
George Franklin 
Mark Foss 
Flavia Garcia 
Ximena Gómez 
Marie-Christine Guité 
Nikolay Gumilyov 
Nour Hariri 
Rodolfo Häsler 
Mariam Janjelo 
Rula Jurdi 
Belal Khaled 
Cyntia Kraishati 
Siwar Masannat 
Selim Mawad 
Majib Mobarek 
Nofal Nayouf 
Pietro Taravacci 
Pilar Pastor 
Diane Régimbald 
Nelly Roffé 
Odelin Salmeron 
Bahia Shehab 
Howard Scott 
Myriam Soufy 
Rawʿaa Sunbol 
Claire Varin 


Les graffitis et murales des révolutions des pays arabes en Syrie, Palestine, Irak, Liban Égypte et Belgique. 

Bonne lecture !

Accès libre : 






Depuis le 31 août 2021, la revue est publié par l'OSBL (organisme à but non lucratif) Magazine culturel Mïtra. 

Conseil d'administration

Comité de rédaction de langue arabe : 
Rula Jurdi
Yasmine Haj
Zeina Hamawi

Comité de langue française : 
Nadine Ltaif
Gerardo Acerenza

Comité de langue anglaise :
Lisa Marchi
Rula Jurdi
Yasmine Haj

Comité de langue italienne :
Gerardo Acerenza
Lisa Marchi

Responsable du volet art visuel :
Yasmine Nachabe Taan

Responsable du volet entrevue :
Rula Jurdi

Responsable du volet essai :
Lucie Lequin

Mise en pages
Yasmine Haj

Administration du Magazine culturel Mïtra
Lucie Lequin






 

mercredi 26 juin 2019

Rebecca Belmore

Rebecca Belmore au Musée d'Art Contemporain de Montréal. (MAC) 
On ne peut plus anéantir un peuple comme on a anéanti le peuple autochtone. La femme autochtone. L'humiliation, l'effacement, l'anéantissement. Si Rebecca Belmore va chercher dans l'histoire le XIXe siècle, c'est pour avoir le recul nécessaire pour dénoncer le présent, les femmes violées et tuées. Nous en sortons plus que bouleversées. Renversées. Avec mille questions dans la tête. L'incompréhension. L'absurdité. En fait, la vie s'arrête quand on sort de l'expo. On n'en sort pas, on y reste pour toujours.












































jeudi 18 août 2016

Paula Modersohn-Becker


Paula Modersohn-Becker
L'intensité d'un regard
Musée d'art moderne de la ville de Paris


 
"Les femmes n'ont pas de nom. Elles sont un prénom. Leur nom est un prêt transitoire, un signe instable, leur éphémère... Elles s'inventent dans un monde d'hommes, par effraction."
Marie Darrieussecq





    
Ni une madame
Ni une odalisque
Ni une maman
Ni une putain
M.D

Paris, la ville qu'elle chérit, lui rend enfin hommage

Jeunes filles et paysannes











"En 1906, Rilke achète un tableau à Paula. Il choisit un petit portrait, d'un très petit enfant, avec de grosses joues qui pendent comme des gouttes, et la main de la mère posée immense sur une épaule." MD


Lettre à son mari
Demain je déménage 65 rue Madame







Lettre à son mari
Demain je déménage 14 avenue du Maine 

Elle meurt d'une embolie après avoir donné naissance à sa fille. À 31 ans








  

dimanche 24 mai 2015

Bonnard au Musée d'Orsay




Que j’aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau !
— (Le serpent qui danse, Charles Baudelaire)


L'Indolente. Synonyme : l'inerte, l'amorphe, l'apathique...Mais l'on entend : l'Insolente. Le tableau le plus osé de Bonnard. Un corps nu de femme en liberté. Jambes écartées sur un lit. Corps de jeune fille. Une partie du corps, dans l'ombre, accentue l'érotisation de la chair. Le noir sur la chair. Le contraste crée le volume. Celui qui ne jouait plus de l'ombre et de la lumière pour créer la perspective, qui peignait sur un même plan, comme un enfant, suivant le modèle de Cézanne : faire du volume par contraste de couleurs, nous présente une oeuvre hors de tous sentiers.  Son modèle, sa femme, sa muse pose dans un grand nombre de ses nus. Je n'ai pas pu savoir si le modèle dans l'Indolente était Marthe. Le modèle vogue sur un lit de nuages qui lui traverse la cheville. 
L'Indolente. Quel titre évocateur !


Marthe aimait le bain. Elle en prenait plusieurs fois par jour. Son amoureux la peint dans sa baignoire. C'est la deuxième plus troublante toile : Marthe étendue dans la baignoire. Presque morte. Un corps presque en décomposition.  Un bras plus court. La lumière du dehors traverse les fenêtres à carreaux. Plusieurs teintes du mauve au bleu au jaune au rose, les couleurs de la palette de Bonnard. Même couleur pour le corps. Le jaune toujours présent comme un espoir pour sortir Marthe de la fragilité de sa santé mentale. Folie tangible de Marthe. Le tableau qui peint le mieux sa fragilité. On la dirait suicidée. 

L'exposition au Musée d'Orsay  porte le titre Pierre Bonnard : Peindre l'Arcadie. La terre idyllique . Celle recherchée par Bonnard se trouve en Provence. Plusieurs séjours lui font élire domicile dans Le Cannet.  Plusieurs avant lui ont cherché les couleurs de la méditerranée. La Méditerranée est une femme sculptée d'Aristide Maillol et qui  figure dans l'exposition. Dans les toiles de Bonnard, la vibration de la couleur et de la lumière qu'il capture intensifie l'émotion. 
Il rencontre Marthe en 1905 et l'épouse en 1925. Marthe meurt en janvier 1942. Elle est enterrée au Cannet. Bonnard meurt en janvier 1926. Il est enterré au cimetière Le Cannet avec Marthe.




 

mercredi 29 avril 2015

Galerie Popy Arvani à Paris


Quand on emprunte la rue J.P. Thimbaud, dans le 11e, près du Marais, dans l'ancienne écurie de l'hôtel particulier de la fille de Marie-Antoinette, on découvre au no 7, la Galerie Popy Arvani qui abrite une variété d'artistes, et ce depuis une dizaine d'années. 


C'est là que les Singes de Camilla Adami veillent, pour encore quelques semaines, jusqu'à la mi-mai, entourés d'autres artistes jeunes ou confirmés.


L'accueil de Popy est réchauffant. Historienne d'art, plasticienne, muséologue et enseignante, Popy Arvani nous ouvre les bras de sa galerie.





Pour revenir aux Singes de Camilla, c'est un thème qu'elle développe tout au long de son parcours. Certaines pièces lui valurent un livre en duo avec Jacques Derrida.  Ceux exposés aujourd'hui sont une radioscopie de la préhistoire, tant leur côté primate transparait. 






La rue qui abrite la galerie est très vivante, passant par le resto-bar Le Chat Noir vers la Maison des Métallos, devenu Établissement culturel parisien.