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dimanche 15 novembre 2020

Je m'appelle humain, réalisé par Kim O'Bomsawin sur la poète Joséphine Bacon

Je viens de regarder le film Je m'appelle humain, réalisé par Kim O'Bomsawin, sur la poète Joséphine Bacon. Et je suis habitée par ce film. Par le Silence qu'il impose. Le Vide qu'il creuse en nous. L'émotion qui s'en dégage. La présence de Joséphine qui relate sa vie. La tisse sur les récits de ses ancêtres, de ses parents. Son voyage vers son passé, retour sur les terres de son enfance, de sa naissance. Les mots innus, les noms des terres oubliées, Les noms oubliés, effacés. Je suis émue par la présence de son accompagnatrice, la poète Marie-Andrée Gill, de la poète Laure Morali. De la générosité de leur écoute. Les archives de Montréal des années 50, années de l'arrivée de Joséphine. Les extraits de films qu'elle a réalisés alors que toute sa vie elle a voulu faire parler ses aînés. Leur donner la parole. Leur faire retrouver la parole. Je m'arrête parce que j'aimerais que vous voyez ce film le plus tôt possible. Un film d'une grande poésie comme les poèmes de Joséphine Bacon. (Merci Mémoire d'encrier qui a publié les poèmes de Joséphine Bacon !!)

Au Cinéma Moderne




mercredi 26 juin 2019

Rebecca Belmore

Rebecca Belmore au Musée d'Art Contemporain de Montréal. (MAC) 
On ne peut plus anéantir un peuple comme on a anéanti le peuple autochtone. La femme autochtone. L'humiliation, l'effacement, l'anéantissement. Si Rebecca Belmore va chercher dans l'histoire le XIXe siècle, c'est pour avoir le recul nécessaire pour dénoncer le présent, les femmes violées et tuées. Nous en sortons plus que bouleversées. Renversées. Avec mille questions dans la tête. L'incompréhension. L'absurdité. En fait, la vie s'arrête quand on sort de l'expo. On n'en sort pas, on y reste pour toujours.