mercredi 18 novembre 2015

Venise

"Rien n'est le contraire de rien"
Philippe Sollers 


À Venise je n'ai fait qu'enregistrer des sensations. Emmagasiner des sons , des formes, des couleurs. Et le paysage comme une musique. Le mouvement des flots. Un film qui passe.
Venise est une histoire de temps et de rythmes. Des violons, un violoncelle et un piano, ... et le rêve. 
Venise est un profond sommeil duquel on aimerait ne pas se réveiller. Un bercement continu. 




Nos tente ans






Café Florian


Palais des Doges





Sur le pont des Soupirs
























La Salute mainte fois peinte par Monet et Turner
















La fête de la Salute































dimanche 8 novembre 2015

Firenze






























Visite de la Galerie de Offices . 14e - 15e-16e siècles. Le Sacré et le Profane. De la Madone à la Prostituée, en commençant par la Louve de Rome. Les statues grecques. L'empire des Medicis. La Vénus d'Urbino de Tiziano Vecellio (Titien). Le regard de bébé Jésus dans certains tableaux. Quand l'ange et la Madone le regarde mais lui fixe le spectateur. L'Annonciation de Léonardo Da Vinci.



























mercredi 28 octobre 2015

Autour de Mair de Hejer Charf au Festival Internationale di Cinema e Donne



Bande annonce 

Le documentaire Autour de Maïr de Hejer Charf est sélectionné au 37e Festival Internationale di Cinema e Donne à Florence en Italie (5-10 novembre 2015). Hejer avait été récompensée en 2003 pour son film Les Passeurs ( Sceau de la Paix de la ville de Florence ). Cérémonie mémorable au Palazzo Vecchio à laquelle j'avais assisté. Hejer et moi serons présentes pour cette projection.

mardi 20 octobre 2015

Right Now, Wrong Then, un film de Hong Sang-Soo




L'histoire est filmée deux fois. La première fois, elle est narrée. La seconde, seulement filmée . Les acteurs rejouent les mêmes scènes. Mais pas tout à fait de la même manière. Le scénario diffère légèrement . Le spectateur attentif verra que les rôles sont inversés.  Ceux qu'on prenait pour des menteurs sont dans la deuxième version des honnêtes gens.  La vérité et le mensonge sont questionnés. Comme sont mêlées la fiction et la réalité. Est-ce la première partie, celle qui est narrée, qui est la véritable version , telle que vécue  par le cinéaste ? Ou bien serait-ce la seconde  : le film final montré aux spectateurs ?  Et de quel cinéaste parle-t-on ? Qui dit "je" ? Qui est le narrateur, sinon le personnage fictif mis en scène. Comme dans un roman, quand on questionne la part autobiographique de l'auteur. Où commence la fiction ? Ou bien la réalité n'existe tout simplement jamais, ni dans le roman ni dans le film. 

Je ne connaissais pas Hong Sang-Soo, et c'est dommage, car à présent, je souhaite voir tous ses films . Il y a chez ce cinéaste une qualité de la présence aux choses. Il est à l'écoute du non -dit et de l'invisible. Non pas pour expliquer mais pour créer une tension. Là où il y a très peu de choses qui se passent, la trame narrative se faufile. Elle est d'ailleurs très simple. Un cinéaste arrive un jour trop tôt à la projection-débat de son film dans une ville de la Corée du Sud. Il rencontre dans un temple une jeune fille.  Est-ce pour tromper l'ennui qu'il tombe amoureux ? Ou bien est-ce parce qu'il profondément ennuyé qu'il joue à l'amoureux ? Parce qu'on est en présence de deux versions, aucune des deux ne sera la véritable. Et je ne crois pas que Hong Sang-Soo voulait que l'une des deux le soit. 
Le mal de vivre est ce que l'on ressent. Le spectateur ne fait que partager avec les personnages du film cette sensation du mal de vivre transmis par le cinéaste. 


Right Now, Wrong Then
Un film de Hong Sang-Soo
Léopard d'or au Festival de Locarno 2015
Jung Jae-Young, Prix du meilleur acteur.

vendredi 18 septembre 2015

Listen to me Marlon


When in disgrace with fortune and men's eyes
I all alone beweep my outcast state,
And trouble deaf heaven with my bootless cries,
And look upon myself, and curse my fate

Shakespeare, Sonnet XXIX 

Mon frère cadet aimait à réciter ce poème ! Et j'ai pu l'entendre souvent dans ma jeunesse. Dans le documentaire Listen to me Marlon de Stevan Riley, le visage de Marlon Brando émerge tel un fantôme shakespearien en murmurant ces vers sur un écran numérisé. Le film fait un montage des enregistrements sonores de son journal intime et des archives de ses films. Il est d'une extrême difficulté de réaliser un documentaire sur un personnage célèbre en le recréant d'une manière originale. Éclairant ses parts d'ombre et se refermant sur le mystère de son destin. On y découvre entre autres un Marlon engagé pour la cause des Noirs aux États-Unis ou pour la cause des Indiens d'Amérique. Elle n'est pas loin dans ma mémoire l'émission où Brando, habillé en vêtement amérindien, discourt sur la condition des premiers peuples des Amériques en prenant leur défense. On saura dans ce document l'origine de sa révolte.

Listen to me Marlon, de Stevan Riley, 95 min au Cinéma du Parc.