mardi 10 décembre 2019

JOURNEYS by Nadine Ltaif, translation Christine Tipper




Lecture de Christine Tipper de l'extrait : HAGAR
https://www.facebook.com/guernicaed/videos/835769940234868/

Je suis heureuse de vous annoncer la parution de la traduction anglaise d’un choix de mes poèmes regroupés sous le titre JOURNEYS, traduits par mon amie et poète Christine Tipper, aux éditions Guernica. 

Je suis honorée par ce troisième livre traduit publié chez Guernica et ma deuxième collaboration avec Christine Tipper qui a déjà traduit Entre les fleuves (Changing Shores) dans la même maison.



Nadine Ltaif's poems reflect deeply on the meaning of life, of regrets and the irrepressible determination to continue living. The poet takes us to Carthage; to Andalusia to contemplate its history of Moors, wars and religion; to India where women lives, past and present, are expressed through vivid imagery. Hamra sees the exiled poet return to Beirut, the childhood home she fled in 1975. Yet, her poems are full of colour and lightness as she explores her old neighbourhood. This you will not read is a letter of love and absence in Montreal. Journeys are inspirational for Ltaif.


Christine Tipper is an internationally published poet and translator living in England. She has a passion for languages, translation, and the creative arts in general. She translated

numerous poems from French into English, including Nadine Ltaif’s Changing Shores (Guernica, 2009), Danielle Fournier’s We come from the same light (Guernica, 2011), Francis Catalano’s Where spaces glow (Guernica, 2013), and Lélia Young’s I write these words, (Inanna, 2013). Her works appear in the following Anthologies: Domestic Cherry 3 (2013) and Osiris (2015).


Review






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vendredi 6 décembre 2019

Il neigeait le 6 décembre 1989

Faisceaux lumineux sur le Mont-Royal 
par Comité Mémoire et Polytechnique Montréal


Il y a trente ans. Je retournais chez moi après avoir traverser le corridor de l’ancien HEC, qui menait au pavillon d’Études françaises. C’était en 1989. Il neigeait. Je ne savais pas  encore que deux heures plus tard un massacre allait être commis. On ne pouvait mettre un nom sur l’horreur. L’innommable a pris aujourd’hui le nom de féminicide. À un âge fragile où un tel traumatisme s’ajoutait, et alors que je tentais de sortir de celui du traumatisme de la guerre, une autre violence venait saper tous mes efforts et je devais recommencer de zéro, tout rebâtir. Pour tout moyen de communication, à l’époque, il n’y avait que le téléphone. Qui avais-je essayé de contacter en vain ?  Il n’y avait pas de mots. J’avais oublié comment parler. Il neigeait, je ne me souviens que de cela.





Le 6 décembre 1989, un homme armé a assassiné 14 femmes et a blessé 13 personnes à l’École polytechnique de Montréal.

La plaque a été changée pour nommer la violence envers les femmes